En 2017/18, l'Afrique subsaharienne a capté plus du quart des financements à long terme de l'IFC, un record

En 2017/18, l'Afrique subsaharienne a capté plus du quart des financements à long terme de l'IFC, un record

(Agence Ecofin) - Les investissements et les mobilisations annuels de la Société financière internationale (IFC) en Afrique ont représenté plus du quart de ses financements à long terme au niveau mondial au cours de l'exercice fiscal 2017-2018. C’est ce qu’a indiqué cette semaine, Linda Munyengeterwa, directrice régionale de l'IFC pour les infrastructures et les ressources naturelles en Afrique et au Moyen-Orient.

S’exprimant lors d’un entretien accordé au site d’information La Tribune Afrique, la responsable a indiqué que l’IFC, filiale de la Banque mondiale, a investi un montant record de 6,2 milliards $ en Afrique subsaharienne au cours de l’année fiscale ayant pris fin en juin 2018. Ce montant représente donc près du double des 3,5 milliards $ investis au cours de l’exercice précédent.

D’après la responsable, cette croissance des investissements de l’institution dans la région, a été en grande partie tirée par le secteur des infrastructures. Au cours de l'exercice financier clôturé en juin 2018, l'IFC a ainsi mobilisé et engagé au profit de l’Afrique subsaharienne, plus de 3 milliards de dollars destinés à des projets d'infrastructures.

Cette hausse s’inscrit dans un contexte d’augmentation générale des investissements infrastructurels en Afrique subsaharienne. Les investissements de plus de 50 millions de dollars dans le domaine des infrastructures, ont connu une hausse de 5,9% en 2017. La multiplication des projets d’infrastructures à long terme surtout dans la région est-africaine, laisse croire que cette courbe pourrait continuer à monter.

Cependant, la hausse des projets d’infrastructures se heurte à un problème de financement majeur. Les Etats, premiers bailleurs de fonds de ces projets (avec près de 27,1% de projets financés en 2017), pourraient manquer de fonds pour combler un déficit infrastructurel, dont le coût est estimé entre 87 et 112 milliards $ par an d’après la Banque africaine de développement (BAD).

D’après un rapport du Global Infrastructure Hub (GIH), l’Afrique aurait encore besoin de 1 700 milliards $ pour financer ses infrastructures sur les 22 prochaines années, ce qui pourrait à terme représenter une opportunité pour les investisseurs.

Moutiou Adjibi Nourou


Ecofin Gestion Publique