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Réactions contrastées des marchés, après l'annonce de la réélection du président Muhamadu Buhari à la tête du Nigéria

Réactions contrastées des marchés, après l'annonce de la réélection du président Muhamadu Buhari à la tête du Nigéria

(Agence Ecofin) - L'annonce de la victoire du président Muhamadu Buhari à la tête de la première économie d'Afrique, le Nigéria, doit certainement faire de nombreux heureux parmi ses partisans et supporters. Sur les marchés financiers aussi bien de Lagos qu’au niveau international, les réactions sont beaucoup plus mitigées.

Le NSE All Share Index, le principal indice de ce marché peinait à décoller ce mercredi 27 février, à seulement +0,06%, après que les investisseurs aient connu un ralentissement de la performance des actions. Pour sa part, le NSE 30 qui regroupe les 30 sociétés cotées les plus performantes de la bourse de Lagos était en baisse de 0,13%.

Chez les analystes, les perceptions sont un peu différentes. Pour ceux qui s'attardent sur les fondamentaux techniques des valeurs cotées, il y a comme un consensus qui recommande d'acheter des actions émises sur le Nigerian Stock Exchange. Certains macroéconomistes ont une vision différente. Aurelien Mali, un des vices président de Moody's a estimé que cette réélection de Buhari est le signe de la continuité avec des indicateurs négatifs. 

« Le président Buhari semblant devoir rester au pouvoir, les problèmes de crédit du Nigéria subsistent et incluent un environnement de faible croissance, une très forte exposition des recettes publiques et d'exportation aux fluctuations des prix du pétrole, des institutions faibles et des niveaux élevés de corruption », a-t-il fait savoir dans un commentaire adressé à l'Agence Ecofin. 

D'autre analyses sur le pays sont cependant moins tranchées. Dans une récente note de recherche Citi Group qui domine le marché africain des emprunts souverains, a souligné pour sa part, quelques jours avant les élections, qu'on devrait s'attendre à certaines améliorations au Nigéria, malgré des défis. 

Son déficit public devrait baisser de 4,8% et les prévisions de prix du pétrole adopté par les autorités sont assez conservateurs et prédisposent à de belles surprises. Enfin le pays a connu une augmentation de 3,7 milliards $ de ses réserves de change, ce qui lui confère une meilleure solidité extérieure

Idriss Linge 


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