Afrique du Sud : une réforme de l’Eskom et du marché énergétique est nécessaire, selon la Banque mondiale

Afrique du Sud : une réforme de l’Eskom et du marché énergétique est nécessaire, selon la Banque mondiale

(Agence Ecofin) - L’Eskom est trop importante pour simplement faire faillite et nécessite une réforme, non seulement de son organisation, mais du marché énergétique, selon la Banque mondiale.

« La compagnie est trop grande pour tout simplement se désintégrer. Réparer toutes les pièces qui en ont besoin sera plus coûteux que de réformer l’ensemble.», a affirmé Paul Noumba Um (photo), le directeur de la Banque mondiale pour l’Afrique du Sud.

Avant de poursuivre : « Si vous voulez demeurer un atout pour le pays, il faudra également faire attention à la transition vers une énergie propre qui est en train d’arriver. Alors, la réorganisation du marché est d’une importance primordiale, toute aussi importante que de s’assurer que chacune des parts de ce marché joue bien son rôle.»

Le gouvernement envisage cette réforme, et l’accélérera après les élections générales de mai. La mise en place de ces mesures prendra plus ou moins du temps, selon leur ampleur. La situation financière précaire de l’entité publique qui a entre autres 420 milliards de rands de dettes (30 milliards $), est devenue une priorité pour le

gouvernement qui ne pourrait pas résister à un effondrement de cette compagnie publique.

Pour la banque, il faudrait restructurer les trois unités qui composent actuellement l’Eskom et qui sont la production, la transmission et la distribution électrique. Il est également important de restructurer la dette de l’entité à l’aune de la garantie étatique qui devra prendre le relais en cas d’incapacité de l’entreprise.

Selon un rapport émis par l’institution financière, la croissance projetée du PIB sud-africain est de 1,3%, une estimation de la moyenne de 4,2% des pays émergents et de 3,7% des pays d’Afrique subsaharienne. L’éventualité d’une sécheresse, les dettes des entités publiques et les passifs éventuels, sont les causes de cette faible prévision.

La maturation des passifs des entités publiques pourrait ajouter deux points de pourcentage au ratio dette-PIB du pays, le faisant passer à 55,8% pour l’exercice budgétaire 2018/2019.

Gwladys Johnson Akinocho


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