Le Club de Paris appelle ses créanciers et emprunteurs à réfléchir pour prévenir de nouvelles crises de dette dans les pays en développement

Le Club de Paris appelle ses créanciers et emprunteurs à réfléchir pour prévenir de nouvelles crises de dette dans les pays en développement

(Agence Ecofin) - A la faveur de sa participation à la conférence organisée par l’Overseas Development Institute (ODI) sur la hausse de l’endettement en Afrique, tenue le 6 novembre 2018, à Londres, le Secrétariat général du Club de Paris a défendu sa nouvelle approche de coordination des créanciers officiels.

Intervenant lors de la session consacrée aux restructurations de la dette souveraine, le Secrétaire général, Isabelle Bui a, dans un premier temps, invité toutes les parties prenantes à savoir, les pays créanciers et les pays emprunteurs à un dialogue. Lequel « permettra de développer des analyses communes des risques actuels, mais également de réfléchir aux moyens de prévenir de nouvelles crises, en mettant en avant le travail réalisé ces dernières années par le Club de Paris ».

Avant de préciser que : « C’est notamment au sein de ce Forum qu’une première définition des principes de financement soutenable a été faite en 2016, conduisant à leur adoption en 2017, par les pays membres du G20 ».

Et que désormais, « la mise en œuvre de ces principes par l’ensemble des acteurs, créanciers officiels, créanciers privés et pays emprunteurs doit désormais être l’une des priorités de la communauté internationale afin de réduire les risques de nouvelle crise de dette dans les pays en développement ».

Dans le cadre d’un paysage de la dette souveraine en mutation, caractérisé par des vulnérabilités croissantes des pays à faible revenu, des créanciers plus divers et des instruments plus complexes, Mme Bui a aussi révélé que « le Club de Paris entend approfondir la coordination des créanciers officiels, à travers notamment, son élargissement aux créanciers émergents ».

Il est à noter que cette conférence organisée par ODI sur la hausse de l’endettement en Afrique, réunissait des intervenants issus des institutions internationales (ONU/CNUCED, Club de Paris), du secteur privé (Clifford Chance), ainsi qu’un représentant de la société civile (Jubilee UK).

Stéphane Billé


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