LA BAD et le MFW4A posent les jalons de l’intégration financière en Afrique centrale

LA BAD et le MFW4A posent les jalons de l’intégration financière en Afrique centrale

(Agence Ecofin) - Le troisième dialogue régional sur le secteur financier pour l'Afrique centrale s’est tenu du 29 au 30 janvier dernier, à Libreville au Gabon.

Au terme de ces deux jours d’échanges et de discussions, les participants ont pu faire l’examen des problématiques auxquelles est confronté le secteur financier de l’Afrique centrale. Ils ont ainsi passé en revue, l’état des réformes en cours dans les secteurs financiers et identifier les domaines et actions prioritaires ainsi que les instruments financiers et les Institutions de financement du développement (IFD) qui peuvent renforcer le financement de l'économie réelle de la sous-région.

Selon les experts, il en ressort que le secteur financier en général de l’Afrique centrale demeure embryonnaire certes, mais résilient. Pour inverser cette tendance, ils ont proposé le renforcement de l’intégration régionale à travers une restructuration du secteur financier, une surveillance plus accrue du secteur bancaire ainsi qu’une stabilité financière sous-régionale.

D’autres véhicules tels que la promotion de l’inclusion financière avec la réduction des coûts de transaction, la structuration des instruments de mobilisation des flux (nationaux et internationaux), le renforcement de l’éducation financière des populations les plus vulnérables, le soutien de l’activité des institutions de microfinances afin qu’elles servent d’appui au financement des très petites entreprises, ont été envisagés.

Pour les participants, il s’agit également de mettre la finance au service de l’économie verte en Afrique centrale ; de développer le marché de capitaux dans la zone ; de redessiner le paysage des investisseurs institutionnels en vue d’accompagner les réformes paramétriques et institutionnelles des caisses de retraite à travers le continent, notamment de soutenir le développement de produits de micro-épargne et d'assurance vie destinée aux travailleurs indépendants / au secteur informel.

Par ailleurs, le rôle du secteur de l’assurance et sa contribution au marché financier ont été évoqués. Dans ce cadre, s’impose la nécessité d’améliorer la gouvernance des entreprises d’assurance.

Pour relever ces défis du secteur financier en Afrique centrale, les experts ont indiqué qu’il faudrait également mettre un accent sur la stabilité politique et macroéconomique ; afin que le secteur financier puisse participer au développement du pays, promouvoir l’accélération du développement économique.

Une feuille de route commune a enfin été décidée pour les nouvelles initiatives en faveur du développement du secteur, tout en incluant des initiatives dans les stratégies de la Banque africaine de développement (BAD), des institutions financières nationales ainsi que des institutions de développement régionales et internationales. 

Stéphane Billé


Ecofin Gestion Publique