Afrique du Sud : la gratuité de l'Université publique pourrait nuire considérablement à l'économie nationale (Banque mondiale)

Afrique du Sud : la gratuité de l'Université publique pourrait nuire considérablement à l'économie nationale (Banque mondiale)

(Agence Ecofin) - En Afrique du Sud, le programme gouvernemental de subventions accordées à l’enseignement supérieur pourrait nuire à l’économie nationale, a indiqué cette semaine la Banque mondiale.

D’après l’institution de Bretton Woods, le nouveau plan visant à porter les investissements dans l’enseignement, à environ 2,5% du produit intérieur brut (PIB) d’ici 2022, n’est pas viable. Ainsi, les 12 milliards $ d’investissements prévus dans le secteur pourraient exercer des pressions « inutiles », et le coût élevé du programme rendrait probablement « hors d’atteinte », l’objectif de doubler les inscriptions à l’université d’ici 2030.

« Dans un contexte de restrictions budgétaires, il sera essentiel que la politique du gouvernement en matière d'enseignement supérieur n'impose pas de charges inutiles au budget national.», a à cet effet déclaré l’institution dans des propos relayés par Bloomberg.

En décembre 2017, en pleine crise économique, l’ancien président sud-africain Jacob Zuma avait annoncé la suppression des frais de scolarité pour les étudiants des foyers dont le revenu annuel combiné est inférieur ou égal à 350 000 rands.

Alors que la deuxième puissance économique du continent sort à peine de la récession, la Banque mondiale appelle le gouvernement à beaucoup encourager l’enseignement à distance, afin de réaliser des économies, et à miser sur les investissements du secteur privé pour « alléger le fardeau qui pèse sur les finances publiques ».

Notons que pour 2019, l’institution table sur une croissance de l'économie sud-africaine à 1,3% et à 1,7% en 2020.

Moutiou Adjibi Nourou   


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