ENTETE PUB ECOFIN Gestion

Agence Ecofin
Yaoundé - Cotonou - Lomé - Dakar - Abidjan - Genève

UEMOA : la BCEAO conteste un rapport de FINACTU sur l’impact des accords de Bâle III sur le système bancaire dans la zone

  • Date de création: 19 décembre 2018 16:37

(Agence Ecofin) - Par la voie de sa chargée de la réglementation bancaire à la Direction de la Stabilité financière, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO), Yaye Aminata Seck Mbow, a fortement contesté un rapport que vient de publier le cabinet FINACTU concernant l’impact de la mise en œuvre des accords de Bâle sur le système bancaire de la zone franc.

C’était à l’occasion de la conférence de présentation du rapport intitulé « Mille milliards FCFA ! Avis de tempête sur les banques de la zone franc » et réalisé par le cabinet FINACTU, le mardi 18 décembre à Abidjan.

En effet, ce rapport estime que plus de 1000 milliards FCFA (environ 1,7 milliard $) seront nécessaires aux 179 banques implantées dans la zone franc pour se conformer aux nouvelles normes prudentielles prescrites par les accords de Bâle III. Ceci à raison de 744 milliards FCFA (environ 1,3 milliard $) pour la zone UEMOA et environ 300 milliards FCFA (environ 521 millions $) pour la zone CEMAC.

Concernant particulièrement la zone UEMOA, ce sont plus de 69% des banques qui seraient touchées par les nouvelles exigences de Bâle III, selon le rapport. Parmi elles, toutes les banques présentes dans un seul pays seraient appelées à disparaitre, juge FINACTU.

« L’application de Bâle III risque d’être fatale aux banques mono-pays (présentes dans un seul pays : NDLR) au profit de grands groupes bancaires, surtout africains », estime Géraldine Mermoux, Directrice générale associée du cabinet FINACTU.

Une situation qui, selon le rapport, va forcer le marché bancaire de la zone à plus de « concentration et de consolidation ».

En plus de voir un bon nombre d’acteurs du secteur bancaire disparaitre, le rapport estime les banques vont devoir se réinventer avec plus de « stratégie », en se tournant vers des activités plus rentables et qui « consomment moins de capitaux propres », tout en « optimisant les frais généraux ».

« Un agenda caché » selon la BCEAO

Présente lors de la présentation de ce rapport, la chargée de la réglementation bancaire à la Direction de la Stabilité financière de la BCEAO, Yaye Aminata Seck Mbow, a ouvertement taxé ce rapport de « mensonger ». Dénonçant au passage « un agenda caché » en vue de semer la panique dans le système bancaire de l’UEMOA au profit de certains groupes bancaires internationaux.

« Les rédacteurs de ce rapport ont fait la preuve d’une méconnaissance totale de ce qui est Bâle III », a-t-elle renchérit.

Yaye Aminata Seck Mbow a, par ailleurs, soutenu que la méthodologie utilisée pour la rédaction de ce rapport était totalement mauvaise. Avec en plus des données utilisées qui sont purement « fausses » puisque se basant sur les données publiques des banques à fin 2016, avec certaines approximations.

Elle s’est, en outre, insurgée contre les informations contenues dans le rapport concernant la situation réelle des banques internationales, ou encore d’origine marocaines, présentes dans l’UEMOA. « Savez-vous que certaines banques nationales ont des fonds propres plus importants que des banques internationales d’origine marocaine et européenne présente dans notre zone ? Il est donc totalement erroné de dire que toutes les banques mono-pays sont appelées à disparaitre », a-t-elle révélé.

La chargée de la réglementation bancaire à la Direction de la Stabilité financière de la BCEAO a, par ailleurs, précisé que la BCEAO a mené une série d’études auprès des banques de l’Union afin d’évaluer le véritable impact des mesures prudentielles édictées par Bâle III. Et les résultats de cette étude qui « se base sur des données plus fiables » a permis à l’institution de prendre les mesures idoines pour la sauvegarde et la stabilité du système bancaire de l’UEMOA.

Poursuivant, Yaye Aminata Seck Mbow, a estimé que, contrairement à d’autres pays tels que le Ghana, le Nigeria et même le Maroc où se situe le siège de FINACTU, la BCEAO avait adopté des mesures prudentielles beaucoup moins contraignantes en tenant compte des « réalités de notre zone ».

« Je ne comprends donc pas pourquoi FINACTU qui a son siège à Casablanca ne s’intéresse pas à l’impact de Bâle III sur le système bancaire marocain où les ratios de solvabilité réglementaire sont plus élevés que dans l’UEMOA, et préfère venir créer la panique dans notre zone », s’est-elle indignée.

Nous reviendrons la semaine prochaine plus en détail sur ce rapport de FINACTU et les griefs exprimés par la BCEAO.

Borgia Kobri


Ecofin Gestion Publique     


 
FINANCE

La Société de fabrication des boissons de Tunisie termine le premier semestre 2019 avec un chiffre d’affaires en hausse de 4,5 %

Chefaa, la plateforme égyptienne de distribution de médicaments veut étendre ses activités dans les pays du Golfe en 2020

Verod Capital Management signalé dans l’industrie du textile au Ghana

Egypte : Banque du Caire réaffirme son engagement à ouvrir une part minoritaire de son capital à des investisseurs non publics

 
AGRO

Zimbabwe : forte chute de la production cotonnière, attendue à 68 000 tonnes en 2019/2020

Le Rwanda obtient un prêt de 94 millions $ du Japon pour la lutte contre la malnutrition

Cameroun : le poivre de Penja, de réputation mondiale, est menacé par des bio-agresseurs qui détruisent les plantations

Tunisie: le déficit de la balance commerciale agricole atteint 280 millions $ sur les sept premiers mois de 2019

 
ELECTRICITE

RDC : Félix Tshisekedi appelle à lever le paradoxe de l’électricité, 100 GW de potentiel pour 1 GW disponible

L’Algérie démarre son projet de construction de 5600 MW de centrales solaires

Mozambique : un appel d’offres bientôt lancé pour l’électrification de 260 000 ménages

Niger : feu vert pour la ratification d’une convention de 10,5 milliards FCFA destinée au financement de la centrale hybride d’Agadez

 
HYDROCARBURES

Gabon : BW Offshore fournit une mise opérationnelle de ses activités pétrolières

La Guinée équatoriale va se doter de la première usine de stockage et de regazéification de GNL d’Afrique subsaharienne

Le Ghana n’atteindra pas les objectifs qu’il s’est fixé dans sa politique du contenu local pour le secteur pétrolier

Soudan du Sud : le gouvernement annonce une nouvelle découverte de pétrole

 
MINES

L’avalanche de nouvelles sources d’approvisionnement n’augure pas d’un bon avenir pour le lithium (CRU)

Burkina Faso : le principal actionnaire d’Avesoro Resources veut prendre le contrôle total de la société

Les exportations de phosphates de l’UEMOA sont en hausse de 18,6% en 2018

Mali : African Gold Group engage une firme pour l’étude de faisabilité de son projet aurifère Kobada

 
TELECOM

Malawi : le régulateur télécoms peaufine une loi pour combattre les appareils TIC de mauvaise qualité

Algérie : Ooredoo sommé par l’ARPCE de s’expliquer sur la panne quasi générale de son réseau le 18 août 2019

Ouganda : UCC a lancé une consultation publique sur l’acquisition d’Eaton Towers par ATC

Afrique du Sud : comme Telkom, Vodacom songe également à mettre un terme à son réseau 2G

 
FORMATION

Le Centre pour la science et l’environnement organise deux formations sur la gestion des eaux usées en milieu urbain en Afrique du Sud

Sénégal : le gouvernement vient d’ouvrir sa plateforme d’orientation académique pour l’année 2019

La Sierra Léone bénéficiera de l’expertise du Maroc en matière d’éducation et de formation professionnelle

L’AUF lance un appel à candidatures pour un projet d’incubation destiné jeunes entrepreneurs de Tunisie, Algérie et Maroc

 
COMM

Maroc : les investissements publicitaires en baisse de 4,6 % au premier semestre 2019

L'Afrique du Sud accueille la première édition de l’Advertising Week Africa organisée en Afrique

Sénégal : le passage à la TNT devrait être achevé avant la fin 2019

Afrique subsaharienne : la BBC confie la gestion de sa marque à Pierre Cloete, ancien cadre de Kwese

Enveloppe
Recevez chaque jour la lettre
Ecofin Gestion Publique/Finance