Pendant 25 ans, l’extrême pauvreté a reculé de 1% par an, mais depuis 2013, le rythme de réduction ne cesse de ralentir

(Ecofin Hebdo) - Dans cette édition 2018 du rapport de la Banque Mondiale sur la prospérité partagée, il ressort que la baisse de la pauvreté a été très inégale d’une région à l’autre. Selon les indicateurs datant de 2015 (date à laquelle le rapport est source), plus de la moitié des pauvres de la planète vivaient en Afrique subsaharienne et c’est dans cette région et en Asie du Sud que se concentraient 85 % des personnes pauvres.

Aussi, on y apprend que dans toutes les régions, les taux moyens de pauvreté varient de 1,5 à 12,4 % à l’exception de l’Afrique subsaharienne ou environ 41 % de la population vivent encore en dessous du seuil international de pauvreté, qui cette fois a été fixé à 1,90 $ par jour. Si les taux de pauvreté ont augmenté dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), la situation de cette région est bien moins critique que celle de l’Afrique subsaharienne, tel qu’on peut le voir dans les données du rapport.

A l’échelle plus globale, on relève, que le rythme de la réduction de la pauvreté s’est ralenti. Entre 2013 et 2015, la pauvreté a reculé de 0,6 point de pourcentage par an, alors que la baisse moyenne des 25 dernières années était d’un point par an. Par ailleurs, la prévision pour 2018 (8,6 %) indique que le rythme de réduction de la pauvreté est encore moins rapide, à moins d’un demi-point par an entre 2015 et 2018.

Ce rapport de la Banque Mondiale présente l’avantage de mettre à la disposition des politiques et des chercheurs, une palette d’informations qui permet de comprendre comment et pourquoi se pérennise la pauvreté, là où elle sévit le plus, notamment en Afrique. La région compte une part importante des programmes de réductions de pauvreté qui, définitivement, se présentent comme autant d’échecs.

 

 

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